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DOMINGO EL CHINO

  • Pesca
  • 5 août 2025
  • 1 min de lecture

Dernière mise à jour : 16 août 2025

Domingo el Chino peint sur des photographies en noir et blanc, à la manière des peintres napolitains travaillant sur fond sombre, laissant apparaître une image sous-jacente, fantomatique. La couleur, posée d’un pinceau vif, vient ensuite lier les corps, les unifier comme des statuettes en terre cuite, aux carnations variées. Ce geste insuffle la vie au personnage, introduit la temporalité du trait, une illusion de présence que la simple capture photographique ne peut offrir. L’intérêt quasi sérigraphique de la photographie sert ici de contrepoint au flot brusque de peinture. Certains détails subsistent, comme les plis maniéristes d’un vêtement, offerts au regard, nourrissant un souci de raffinement. Les couleurs envahissent le fond sous forme d’aplats, telles les pièces d’un puzzle ; et ces fragments enchevêtrés révèlent, tout simplement, des corps ensensualisés.


Domingo el Chino paints over black-and-white photographs, in the manner of Neapolitan painters working on dark backgrounds, allowing a ghostly, underlying image to emerge. Color, applied with a swift brush, comes in afterward to bind the bodies, unifying them like terracotta figurines of varied complexions. This gesture breathes life into the figure, introducing the temporality of the stroke—an illusion of living presence that pure photographic capture cannot provide. The photograph’s quasi-silkscreen quality serves here as a counterpoint to the sudden outpouring of paint. Certain details remain, like the mannerist folds of a garment, offered to the eye as tokens of refinement. Colors invade the background in flat areas, like the pieces of a puzzle; and these interlocking fragments reveal, quite simply, bodies imbued with sensuality.




 
 
 

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